L’Université Clermont Auvergne a un passé riche, dont les origines remontent au 12e siècle. Une longue période marquée par de nombreux événements historiques s’est déroulée avant l’apparition d’une université stable et officielle à Clermont-Ferrand en 1854. Le 20e siècle a également été témoin de plusieurs évolutions, et notamment de la division de l’Université de Clermont-Ferrand en deux universités multidisciplinaires distinctes en 1976 (Université d’Auvergne – Clermont-Ferrand I et Université Blaise Pascal – Clermont-Ferrand II).

En parallèle, les formations proposées aux étudiants ont fortement évolué afin de répondre aux besoins des acteurs socio-économiques locaux. Ainsi, plusieurs écoles ont été créées entre 1908 et 2010: l’École Nationale Supérieure de Chimie de Clermont-Ferrand (ENSCCF); l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand (ENSACF); l’Institut Français de Mécanique Avancée (IFMA); l’Institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement (VetAgro Sup), né de la fusion entre l’École nationale vétérinaire de Lyon (ENVL) et l’École Nationale d’Ingénieurs des Travaux Agricoles de Clermont-Ferrand (Enita Clermont); et AgroParisTech (Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement). Deux autres écoles ont été créées au sein de l’Université Blaise Pascal: l’Institut Supérieur d’Informatique, de Modélisation et de leurs Applications (ISIMA) et le Centre Universitaire des Sciences et Techniques (Polytech Clermont), fondés respectivement en 1993 et 1969. En outre, l’INRA a établi l’un de ses plus grands centres de recherche régionaux en Auvergne en 1964. Ce centre a une approche interdisciplinaire en matière de biologie végétale, d’élevage et de nutrition humaine.

Fort de ces infrastructures d’enseignement supérieur et de recherche, le site Clermont Auvergne s’est doté d’une politique volontariste afin de structurer et de renforcer son potentiel, son efficacité et sa visibilité internationale. C’est ainsi qu’a été créé le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur « Clermont-Université » (PRES) qui regroupe les deux universités et trois écoles d’ingénieurs, et qui est rapidement devenu l’association UCAA (Université Clermont Auvergne & Associés). Celle-ci intègre l’École d’architecture de Clermont-Ferrand et les organismes nationaux de recherche (CNRS, INSERM, Irstea et INRA) tout en renforçant les ressources communes et les accords de coopération entre les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Après l’adoption du texte de création de l’université unique par les Conseils de l’Université Blaise Pascal et de l’Université d’Auvergne à la fin de l’année 2013, les statuts de l’Université Clermont Auvergne nouvellement créée ont été adoptés par les Conseils d’administration des deux universités et la fusion a été officialisée par l’adoption du décret gouvernemental N° #1217-2016 le 15 septembre 2016. Le 1er janvier 2017, l’Université Clermont Auvergne unifiée est devenu officiellement opérationnelle. En parallèle, l’IFMA et l’ENSCCF ont fusionné le 1er janvier 2016 pour créer une nouvelle École d’Ingénieurs appelée SIGMA Clermont.

La volonté affirmée de coopérer démontrée par tous les acteurs du site impliqués dans l’enseignement supérieur et la recherche, couplée à la mise en place de structures qui fournissent un cadre à cette ambition commune, jouera un rôle central dans le succès de la mise en œuvre du projet CAP 20-25. C’est sur cette base qu’a été établi une feuille de route qui placera Clermont-Ferrand à un haut niveau dans le classement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche du paysage universitaire national, et qui soulignera son fort potentiel.

Les atouts du site

Les territoires Auvergnats et le site universitaire clermontois possèdent des forces vives et distinctives garantissant visibilité et attractivité internationale. Notamment :

  • Des territoires qui conservent une forte identité industrielle (22% des emplois sont dans l’industrie, 76% des dépenses de recherche sont portées par les acteurs du privé).
  • Une forte attractivité pour les étudiants : Au cours de la dernière décennie, le nombre d’étudiants fréquentant un établissement supérieur du site Clermont Auvergne a considérablement augmenté (+14% entre 2004 et 2014). Cette croissance continue est renforcée par un important flux d’étudiants venant de l’extérieur de l’Auvergne et des départements limitrophes (avec 44,8%, le site est classé 8e sur les 30 plus grands sites urbains en France, hormis Paris). En outre, 4400 étudiants viennent de pays étrangers, soit 12,6% de tous les étudiants du site, incluant 130 étudiants internationaux en thèse sous co-tutelle et 700 accords bilatéraux (67% d’accords Erasmus).
  • Un vivier de recherche efficace, qui s’explique par la forte densité d’employés dans les secteurs de la recherche privée et publique (7325 employés représentant 1.3% du total des emplois en Auvergne). De plus, 87% des chercheurs exercent dans des unités de recherche publiques notées A/A+.
  • Une vie étudiante sur le site véritablement attrayante, reposant sur des éléments contextuels du site et sur une politique proactive de mobilité entrante : Clermont-Ferrand a ainsi été nommée meilleure ville pour les études (dans la catégorie des Grandes villes) en 2015-2016 par le magazine L’Etudiant.