Succès du projet « CAP 20-25 »

Le gouvernement vient de communiquer la liste de la dernière vague des projets lauréats de l’appel IDEX/I-SITE, lancé dans le cadre du Programme investissement d’avenir – au terme de la série d’auditions qui a eu lieu le 21 février 2017.

Le projet « CAP 20-25 », porté par l’Université Clermont Auvergne et défendu par une délégation composée de Pierre Schiano (porteur du projet), Terry Gettys (directeur de la R&D monde de Michelin), Olivier Le Gall (directeur général adjoint national de l’INRA), Valérie Mazza (directrice scientifique de Limagrain et présidente du CA de Sigma-Clermont) et Mathias Bernard (Président de l’Université Clermont Auvergne) a été retenu parmi les lauréats.

Ce succès est d’abord la reconnaissance du travail collectif conduit depuis deux ans et demi par l’ensemble de la communauté universitaire et de ses partenaires pour définir une identité et un positionnement original du site clermontois et pour rendre à la fois ambitieux et crédibles des programmes structurants au service de la dynamique scientifique, de l’innovation, de la qualité et du rayonnement des formations, de la stratégie d’internationalisation et de la vie étudiante sur le site Clermont Auvergne.

La principale originalité du projet « CAP 20-25 » réside à la fois dans le caractère intégré du pilotage institutionnel du site clermontois d’enseignement supérieur et de la recherche (la réussite de la fusion des deux Universités clermontoises et la création de l’UCA) et la dimension étroitement partenariale du projet de développement que nous portons. L’implication forte de l’environnement socio-économique, dans sa diversité (grandes entreprises, PME, start-ups, pôles de compétitivité, clusters…), et des collectivités territoriales a été remarquée et particulièrement appréciée par le jury. L’implication des partenaires de l’UCA a joué donc un rôle important dans ce succès.

La validation du projet « CAP 20-25″permettra de financer, au cours des 10 prochaines années, des projets structurants qui répondent à l’ambition scientifique et pédagogique de l’Université et du site clermontois. Elle positionne surtout l’UCA parmi les Universités françaises qui rayonneront à l’échelle nationale et internationale.

Inauguration du Laboratoire FactoLab

Michelin et l’Université Clermont Auvergne s’engagent vers une collaboration renforcée sur le volet recherche/innovation.

Le laboratoire commun FactoLab encadre un programme thématique de R&D à moyen et long terme entre trois laboratoires académiques clermontois déjà fédérés dans le cadre du Labex IMobS3 et le groupe Michelin.

Le Labex IMobS3 est un projet collaboratif d’excellence focalisé sur le thème de la mobilité innovante des personnes, des biens et des machines.
Il regroupe des laboratoires clermontois dont l’Institut Pascal, le Lapsco et le Limos placés sous la tutelle du CNRS, de l’Université Clermont Auvergne et de l’école d’ingénieurs Sigma Clermont.

FactoLab vise à développer des briques technologiques pour l’Industrie du futur notamment autour de la coopération homme-machine.

Réunion de présentation du projet CAP 20-25

 

La région Auvergne-Rhône-Alpes, Clermont Auvergne Métropole, le groupe Michelin et le groupe Limagrain affirment leur soutien au projet I-Site Cap 20-25 de l’Université Clermont-Auvergne, lors de la réunion de présentation à l’Hôtel de la Région, le lundi 6 février.

Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne Rhone-Alpes,  Olivier Bianchi Président de Clermont Auvergne Métropole, Maude Portigliatti, Directrice scientifique du groupe Michelin, Jean-Yves Foucault, Président du groupe Limagrain aux côtés de Pierre Schiano, chargé du projet I-Site et Mathias Bernard, Président du l’Université Clermont Auvergne, ont animé cette réunion de présentation de l’I-SITE Clermontois. Cette présentation a permis de rappeler les enjeux et objectifs du projet ainsi que son impact à court et long termes pour le territoire et la communauté universitaire.

Le 21 février 2017, Mathias Bernard, Président de l’Université Clermont-Auvergne et Pierre Schiano, porteur du projet I-Site défendront le projet CAP-20-25 de l’Université Clermont Auvergne devant un jury international.

réunion « CAP 20-25 » au Ministère

Compte-rendu synthétique de la réunion « CAP 20-25 » au CGI.

Présents. Pour CAP 2025 : Alexis BEAKOU, Mathias BERNARD, Jean-Baptiste COULON, Alain ESCHALIER, Maude PORTIGLIATTI, Pierre SCHIANO. Pour le Rectorat de Clermont-Ferrand : Marie-Danièle CAMPION. Pour le CGI : Claire GIRY, Jean-Pierre KOROLITSKI, Vincent MOREAU. Pour le Ministère : Isabelle GRAVIERE-TROADEC (Cabinet), deux personnes de la DGESIP chargé du suivi des politiques de site et du PIA.

La délégation CAP 20-25 a présenté les principales inflexions effectuées par rapport à la première version du projet et les réponses apportées aux recommandations du jury, sur la base du diaporama préparé par Pierre Schiano:

– identification de la stratégie scientifique, fondée sur le concept d’innovation multimodale, décliné ensuite en un thème général et en différents champs applicatifs ;

– focalisation des champs applicatifs à la fois sur l’excellence, sur les verrous scientifiques et technologiques et sur les sauts qualitatifs constituant l’enjeu du projet ;

– abandon des dispositifs off shore

– suppression de l’IEP et élaboration d’un dispositif de formations sur l’accompagnement de la révolution numérique.

– précisions apportées sur la gouvernance du site et de l’I-SITE.

– élaboration d’un projet d’INP innovant.

C’est essentiellement Jean-Pierre Korolitski (JPK) qui a lancé la discussion. En préambule, il a rappelé que l’I-SITE n’était pas seulement un projet, mais aussi un levier pour construire à terme l’Université de Clermont-Ferrand.

Le premier temps de la discussion a porté sur :

– l’ambition scientifique du projet. Comment assurer la visibilité internationale sur l’ensemble des quatre axes qui ont été dégagés ? Est-ce que le point de départ de chaque axe est suffisamment élevé pour donner une crédibilité sur la trajectoire (JPK a souligné la nécessité d’un benchmark scientifique sur les différents axes) ? La délégation a rappelé que les axes étaient d’abord envisagés comme des champs applicatifs du concept d’innovation multimodale qui caractérise l’ensemble de la démarche de CAP 20-25 et qu’ils s’inscrivaient tous dans une thématique générale (« modèle de vie et production durables »). Le choix de chacun de ces axes répond à des critères multiples, mais tous s’inscrivent bien dans une trajectoire d’excellence.

– l’implication des collectivités, des industriels et des organismes. Les réponses ont souligné une réelle implication dans la construction même du projet (qui dépasse le soutien) : exemple du laboratoire partagé Michelin-Université, le 1er au monde, et du living lab porté par Limagrain. Conseil : bien mettre en valeur cette trajectoire dans la présentation du projet.

– l’attractivité et la politique des talents. Les réponses apportées sur les 3 principaux dispositifs (tenure track, chaires senior et junior, académie sans mur) ont suscité l’adhésion. L’interrogation a porté sur la crédibilité du site à porter ces dispositifs. Il a été répondu qu’une partie de ces dispositifs était déjà expérimentée dans les labex clermontois.

Tout au long de l’échange, le CGI insiste sur la nécessité d’exemples concrets qui permettent de crédibiliser nos projets.

Le deuxième temps de la discussion a porté sur les aspects institutionnels et sur la structuration.

– Gouvernance du site et de l’I-SITE. Présentation de l’Université-cible, l’Université Clermont-Auvergne, dont la création au 1er janvier 2017 est désormais assurée et qui porte l’ambition et la marque du site pour le compte du collectif : la signature, sous cette marque, des publications et des diplômes a été annoncée. Présentation de la configuration « CA élargi » pour les questions relatives au site et à l’I-SITE. Clarification sur le processus décisionnel de l’I-SITE : les décisions sont prises par un COMEX resserré de 5 membres ; elles sont ensuite validées institutionnellement par un seul CA, celui de l’UCA qui comporte un 6e collège (accord de principe du Ministère).

– Structuration des écoles d’ingénieurs. En préambule, JPK affirme que « vu de Paris, le site clermontois n’est pas difficile à structurer ». Présentation du projet d’INP clermontois, en précisant bien que nous cherchons à inventer un nouveau modèle d’INP (qui ne renvoie pas aux statuts déjà existants) qui ne soit ni un établissement externe, ni une école interne. JPK a d’abord demandé à être rassuré sur le fait que nous ne créons pas un INP externe, c’est-à-dire une 2e Université sur le site au moment où on n’en fait qu’une et sur le fait que nous ne « sortions » pas les écoles internes de l’Université. Il a bien reçu notre proposition de créer un INP au sein de l’Université, avec des mesures dérogatoires garantissant une large autonomie. JPK rappelle que le Code de l’Education prévoit des dispositifs expérimentaux. Notre proposition doit pouvoir s’intégrer dans la réflexion conduite au niveau national par le Ministère en vue de concevoir des modèles intégratifs qui préserve une autonomie des écoles : la question que nous soulevons est en fait présente dans l’ensemble des sites, notamment dans les projets qui sont en concurrence avec nous (Rennes et Nantes notamment). JPK nous encourage à proposer un modèle innovant et suggère que l’Université créée en janvier 2017 comprenne déjà le cadre juridique de l’entité INP.

JPK nous invite à ne pas nous focaliser excessivement sur les questions institutionnelles. La question essentielle pour le jury reste : « quels ingénieurs veut-on former pour demain en Auvergne ? ».  En outre, l’essentiel pour le jury est qu’il ait la certitude qu’il y a bien consensus de l’ensemble des acteurs sur le projet d’INP comme sur les autres grands livrables de CAP 20-25…

Enfin, Isabelle Gravière-Troadec, relayée par JPK, nous a recommandé de travailler sur la forme de la présentation pour l’audition.

Suites à donner

– Retravailler la présentation de l’ambition scientifique des différents champs applicatifs (notamment en termes de benchmark).

– Finaliser très rapidement la partie institutionnelle du projet d’INP pour soumettre notre modèle au Ministère.

– Travailler sur le contenu du projet d’INP.

– Travailler la présentation pour l’audition.

One Doc Show

Pierre Schiano est l’invité de la prochaine émission de One Doc Show, une web-série consacrée aux jeunes chercheurs. Une émission spéciale Auvergne sera enregistrée le Jeudi 26 mai 2016 à 20h dans les salons de l’Hôtel de ville. L’occasion de faire la promotion du projet I-Site Clermont CAP 20-25.

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Les agro-écosystèmes durables dans un contexte de changement global.

Les agro-écosystèmes sont soumis à de nombreuses contraintes: changement climatique, déclin de la biodiversité, limitation planifiée des intrants nécessaires à la production, nécessité d’un approvisionnement régulier et de qualité auprès des filières agroalimentaires, changements des habitudes d’alimentation et de la perception de l’agriculture par les citoyens, etc. Les modèles de production nécessitent d’être adaptés pour relever le triple défi, économique, social et environnemental, en matière de durabilité. Nous nous concentrerons sur deux systèmes de production emblématiques en Auvergne: les céréales (culture prédominante dans la plaine de Limagne) et les herbivores (élevage prédominant dans les zones semi-montagneuses), ainsi que sur les partenaires économiques clés comme Limagrain et l’ARIAA. Le but ultime du projet est d’optimiser l’intégration des systèmes agricoles dans leur environnement. Cela implique d’augmenter leur résilience et leur durabilité, tout en tenant compte de leurs performances en termes de production, de protection de l’environnement, et en répondant aux attentes de la société (qualité de produits, bien-être animal, etc.).

L’objectif pour les premières années sera de renforcer le partenariat public-privé, notamment le programme de partage en matière d’innovation pour explorer de nouveaux partenariats. Ces partenariats et infrastructures vont permettre d’intensifier nos recherche en matière (i) d’adaptation de systèmes agricoles basés sur les végétaux et les céréales à une production durable et résiliente (recherche de nouveaux idéotypes de céréales, idéotypes d’arbres et de cultures pour l’agroforesterie, et adaptation des systèmes de production de céréales) ; (ii) de systèmes d’élevage d’herbivores visant à réduire les intrants (énergie, fertilisants synthétiques, et aliments concentrés) et à maximiser les bénéfices tirés des ressources locales, dont les prairies (recherche sur les systèmes agricoles à faibles intrants et sur la production de viande d’herbivores) ; et (iii) de prévision des précipitations, des mécanismes hydrodynamiques, et de transformation de produits phytosanitaires afin d’améliorer l’intégration des produits agricoles dans leur environnement. Par ailleurs, les approches interdisciplinaires et intersectorielles seront intensifiées par un soutien spécifique en faveur de nouvelles questions émergentes et par des thèses multidisciplinaires.

Le but ultime de ce Challenge Scientifique est de mettre en place un centre de recherche et de formation interdisciplinaire sur les interactions entre les cultures, l’élevage d’herbivores, l’environnement et les territoires, pour atteindre une polyvalence agricole optimale (production, protection de l’environnement et attentes sociales). Ce centre regroupera des chercheurs, des acteurs économiques, des décideurs politiques et des utilisateurs finaux pour travailler sur des projets de recherche ou de formation visant à encourager l’innovation « d’‘agro-environnements » durables. Un dispositif phare sera mis en place : un «hôtel de projet» destiné à l’accueil des chercheurs prometteurs, leur offrant un accès transnational aux ressources (installations, équipements, collaborations avec des équipes in situ), et assurant ainsi la convergence des disciplines, les attentes des parties prenantes et les ressources (notamment les données collectées par les infrastructures liées à ce challenge).