réunion « CAP 20-25 » au Ministère

Compte-rendu synthétique de la réunion « CAP 20-25 » au CGI.

Présents. Pour CAP 2025 : Alexis BEAKOU, Mathias BERNARD, Jean-Baptiste COULON, Alain ESCHALIER, Maude PORTIGLIATTI, Pierre SCHIANO. Pour le Rectorat de Clermont-Ferrand : Marie-Danièle CAMPION. Pour le CGI : Claire GIRY, Jean-Pierre KOROLITSKI, Vincent MOREAU. Pour le Ministère : Isabelle GRAVIERE-TROADEC (Cabinet), deux personnes de la DGESIP chargé du suivi des politiques de site et du PIA.

La délégation CAP 20-25 a présenté les principales inflexions effectuées par rapport à la première version du projet et les réponses apportées aux recommandations du jury, sur la base du diaporama préparé par Pierre Schiano:

– identification de la stratégie scientifique, fondée sur le concept d’innovation multimodale, décliné ensuite en un thème général et en différents champs applicatifs ;

– focalisation des champs applicatifs à la fois sur l’excellence, sur les verrous scientifiques et technologiques et sur les sauts qualitatifs constituant l’enjeu du projet ;

– abandon des dispositifs off shore

– suppression de l’IEP et élaboration d’un dispositif de formations sur l’accompagnement de la révolution numérique.

– précisions apportées sur la gouvernance du site et de l’I-SITE.

– élaboration d’un projet d’INP innovant.

C’est essentiellement Jean-Pierre Korolitski (JPK) qui a lancé la discussion. En préambule, il a rappelé que l’I-SITE n’était pas seulement un projet, mais aussi un levier pour construire à terme l’Université de Clermont-Ferrand.

Le premier temps de la discussion a porté sur :

– l’ambition scientifique du projet. Comment assurer la visibilité internationale sur l’ensemble des quatre axes qui ont été dégagés ? Est-ce que le point de départ de chaque axe est suffisamment élevé pour donner une crédibilité sur la trajectoire (JPK a souligné la nécessité d’un benchmark scientifique sur les différents axes) ? La délégation a rappelé que les axes étaient d’abord envisagés comme des champs applicatifs du concept d’innovation multimodale qui caractérise l’ensemble de la démarche de CAP 20-25 et qu’ils s’inscrivaient tous dans une thématique générale (« modèle de vie et production durables »). Le choix de chacun de ces axes répond à des critères multiples, mais tous s’inscrivent bien dans une trajectoire d’excellence.

– l’implication des collectivités, des industriels et des organismes. Les réponses ont souligné une réelle implication dans la construction même du projet (qui dépasse le soutien) : exemple du laboratoire partagé Michelin-Université, le 1er au monde, et du living lab porté par Limagrain. Conseil : bien mettre en valeur cette trajectoire dans la présentation du projet.

– l’attractivité et la politique des talents. Les réponses apportées sur les 3 principaux dispositifs (tenure track, chaires senior et junior, académie sans mur) ont suscité l’adhésion. L’interrogation a porté sur la crédibilité du site à porter ces dispositifs. Il a été répondu qu’une partie de ces dispositifs était déjà expérimentée dans les labex clermontois.

Tout au long de l’échange, le CGI insiste sur la nécessité d’exemples concrets qui permettent de crédibiliser nos projets.

Le deuxième temps de la discussion a porté sur les aspects institutionnels et sur la structuration.

– Gouvernance du site et de l’I-SITE. Présentation de l’Université-cible, l’Université Clermont-Auvergne, dont la création au 1er janvier 2017 est désormais assurée et qui porte l’ambition et la marque du site pour le compte du collectif : la signature, sous cette marque, des publications et des diplômes a été annoncée. Présentation de la configuration « CA élargi » pour les questions relatives au site et à l’I-SITE. Clarification sur le processus décisionnel de l’I-SITE : les décisions sont prises par un COMEX resserré de 5 membres ; elles sont ensuite validées institutionnellement par un seul CA, celui de l’UCA qui comporte un 6e collège (accord de principe du Ministère).

– Structuration des écoles d’ingénieurs. En préambule, JPK affirme que « vu de Paris, le site clermontois n’est pas difficile à structurer ». Présentation du projet d’INP clermontois, en précisant bien que nous cherchons à inventer un nouveau modèle d’INP (qui ne renvoie pas aux statuts déjà existants) qui ne soit ni un établissement externe, ni une école interne. JPK a d’abord demandé à être rassuré sur le fait que nous ne créons pas un INP externe, c’est-à-dire une 2e Université sur le site au moment où on n’en fait qu’une et sur le fait que nous ne « sortions » pas les écoles internes de l’Université. Il a bien reçu notre proposition de créer un INP au sein de l’Université, avec des mesures dérogatoires garantissant une large autonomie. JPK rappelle que le Code de l’Education prévoit des dispositifs expérimentaux. Notre proposition doit pouvoir s’intégrer dans la réflexion conduite au niveau national par le Ministère en vue de concevoir des modèles intégratifs qui préserve une autonomie des écoles : la question que nous soulevons est en fait présente dans l’ensemble des sites, notamment dans les projets qui sont en concurrence avec nous (Rennes et Nantes notamment). JPK nous encourage à proposer un modèle innovant et suggère que l’Université créée en janvier 2017 comprenne déjà le cadre juridique de l’entité INP.

JPK nous invite à ne pas nous focaliser excessivement sur les questions institutionnelles. La question essentielle pour le jury reste : « quels ingénieurs veut-on former pour demain en Auvergne ? ».  En outre, l’essentiel pour le jury est qu’il ait la certitude qu’il y a bien consensus de l’ensemble des acteurs sur le projet d’INP comme sur les autres grands livrables de CAP 20-25…

Enfin, Isabelle Gravière-Troadec, relayée par JPK, nous a recommandé de travailler sur la forme de la présentation pour l’audition.

Suites à donner

– Retravailler la présentation de l’ambition scientifique des différents champs applicatifs (notamment en termes de benchmark).

– Finaliser très rapidement la partie institutionnelle du projet d’INP pour soumettre notre modèle au Ministère.

– Travailler sur le contenu du projet d’INP.

– Travailler la présentation pour l’audition.